Légende du lâcher d’animaux dans la nature

Au cours de la fête du nouvel an Laotien qui correspond au début de l’année lunaire (mois d’avril) annonce également l’arrivée de la saison des pluies au Laos (mois de mai).

L’eau qui a servi à cette ablution est considérée comme investie de vertus bénéfiques. Le nouvel an correspond au renouveau de la nature, et les laotiens procèdent à des lâchers d’oiseaux et de poissons dans la nature et nettoient également les maisons : ainsi on libère les bons esprits de leur prison et on chasse les mauvais de ses murs. De par cet acte, on confirme son respect et sa compassion à toute forme de vie sur terre et on espère ainsi attirer sur soi le mérite appelé Boun.

“le lacher des animaux est une pratique ancestrale afin d’apporter la chance, le bonheur, la fortune. cette activité est pratiqué presque tous les jours chez les lao. Mais la plupart des Lao bouddhistes le font à l’occasion d’un jour sacré, comme le jour de pleine lune ou du 8e jour de la lune croissante, et plus particulièrement durant les jours du Pi mai. Beaucoup de couples les achètent pour les remettre en liberté tout en prononçant un voeu.

L’histoire orale raconte qu’un jour un jeune bonze est allé chez une voyante pour se faire prédire l’avenir. Celle-ci lui dit alors qu’il allait mourir le lendemain. Sur le chemin du retour, le jeune bonze traverse une rizière. Il vit des poissons dans une petite mare qui s’asséchait. Il décida alors de les transférer dans une autre mare, plus profonde, dans laquelle ils pourraient vivre plus aisément. Le lendemain le jeune moine ne mourut pas. Cet acte fi certainement faillir la prédiction de la voyante.

Le bouche à oreille se faisant, à partir de ce jour, les gens re-lâchèrent des animaux dans l’espoir de contrer les mauvais présages. De nos jours, encore les voyantes, en cas de mauvaises prédictions conseillent de libérer des animaux, afin d’éviter le malheur et de favoriser la chance. Avant la cérémonie, les libérations d’animaux se font bénir par les bonzes.” (Saymongkhoune, le Rénovateur n°280 2004)

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